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“C’est vous qui le dites”, mon face à face à TV7

23 nov

2012

Grande Stade, taxe sur l’installation des distributeurs automatiques de billets, l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, je réponds à TV7.

C’est vous qui le dites du 21 novembre. – mytv7
Invité : Matthieu Rouveyre, conseiller municipal de Bordeaux.

Johnny Hallyday accusé d’homophobie, France TV info, 14/12/2011

15 déc

2011

France Télévision InfoCet article fait suite à mon interpellation du Maire de Bordeaux concernant la mise à disposition du Stade à Johnny Hallyday.

Pour Matthieu Rouveyre, conseiller municipal PS de Bordeaux, “idole des jeunes” ou pas, ses propos sont intolérables. Il vise les commentaires de Johnny Hallyday lors de l’émission “le Grand Journal”, diffusée le 12 décembre sur Canal+. Le chanteur a déclaré : “Alain Delon c’est un vrai mec de toute façon. Je pense pas être un pédé moi non plus hein, bon.

Des propos que Matthieu Rouveyre a dénoncé dans une lettre adressée au maire de Bordeaux, Alain Juppé. “Ces propos publics, en plus de comporter une insulte à proprement parler, considèrent que les homosexuels seraient des sous-hommes. Ces allégations nauséabondes participent à entretenir ce substrat si favorable aux violences homophobes”, déclare l’élu municipal. Pour lui, la popularité du chanteur “offre une chambre de résonance exceptionnelle à son discours”.

Son concert à Bordeaux remis en cause ?

Il rappelle également que sept agressions homophobes ont eu lieu à Bordeaux au cours des trois derniers mois. Or la ville a facilité l’organisation du concert de Johnny Hallyday prévu en juillet 2012, en lui accordant un rabais de 200 000 euros.

Du coup, Matthieu Rouveyre exige que la convention conclue soit rompue puis révisée. “Nous ne réclamons pas la censure [de Johnny Hallyday] selon le conseiller municipal. Disons simplement que l’argent et les biens publics ne doivent pas lui faciliter la tâche”.

FTVi avec AFP

Une élue PS de Gironde entendue après une plainte des anti-IVG pour entrave, AFP, 17/11/2011

18 nov

2011
Naïma Charaï n'est pas intimidée par les extrêmistes religieux

Naïma Charaï, photo Simon L.

Naïma Charaï, conseillère régionale PS et suppléante du député-maire (EELV) de Bègles Noël Mamère, a été entendue une heure par la police jeudi à Bordeaux après la plainte d’une association anti-IVG pour entrave à la liberté de manifestation, a constaté un journaliste de l’AFP.

Mme Charaï était soutenue par une quarantaine de personnes, dont des membres d’associations féministes ou oeuvrant en faveur des Droits de l’Homme, et une quinzaine d’élus PS, EELV et Modem.

L’association “Oui à la vie” a porté plainte contre elle, pour entrave à la liberté de manifestation et organisation de manifestation n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable, après la publication par Mme Charaï sur son compte Facebook de la photocopie d’un tract féministe appelant à la tenue d’une contre-manifestation à celle de “Oui à la vie”, le 21 mai dernier et Bordeaux.

Les deux manifestations, soigneusement encadrées par la police, s’étaient déroulées sans heurt à quelque 300 mètres de distance. “Oui à la vie” a poursuivi aussi des associations, mais Mme Charaï est la seule personne physique contre laquelle une plainte a été déposée. A sa sortie, elle a affirmé “qu’à aucun moment (elle n’a) participé à l’organisation de cette manifestation”.

Elle a considéré que “Oui à la vie” “ne peut décemment pas convoquer des élus de la République dans un commissariat de police” et annoncé qu’elle portait plainte elle-même pour “accusations diffamatoires et mensongères”.

Noël Mamère, présent également, a jugé que c’est “un scandale” qu’on “déclare recevable cette plainte d’un groupuscule d’extrême-droite et d’intégristes religieux”. Il s’est dit “consterné de voir que même les plus hauts responsables de l’Eglise se sont rendus d’une certaine manière complices de ces gens par leur hypocrisie”.

Mathieu Rouveyre, conseiller municipal PS et conseiller général, a considéré, par allusion à l’origine marocaine de Mme Charaï, que celle-ci avait affaire à “des nostalgiques des croisades”, alors, a-t-il dit, “qu’on était tous à la manif”.

Le groupe socialiste, PRG et apparentés du Conseil régional d’Aquitaine a également soutenu Mme Charaï dans un communiqué.

«  Le concert de Sexion d’Assaut va ruiner des années de travail », 20minutes, le 22/10/10

22 oct

2010

Matthieu Rouveyre, le président de la Lesbian and Gay Pride Bordeaux appelle à manifester en marge du concert du groupe de rap Sexion d’Assaut à Cenon demain soir.

Le groupe s’est excusé pour ses propos homophobes. Pourquoi rester opposé au concert ?
Nous n’étions pas sûrs que ces excuses étaient sincères et la mise en ligne d’une nouvelle vidéo provocatrice le 12 octobre démontre qu’elles ne le sont pas. Aujourd’hui, le groupe propose de nous rencontrer avant le concert. Cela n’a aucun intérêt. C’est son public que nous voulons toucher.

La direction du Rocher de Palmer et la mairie de Cenon invoquent la liberté d’expression.
On ne peut pas laisser dire n’importe quoi au nom de la liberté d’expression. La violence verbale est le substrat de la violence physique. Les gamins répètent ce qu’ils entendent. Ce concert va ruiner des années de travail de terrain dans les quartiers. La puissance publique n’a pas à être complice de cela.

Vous manifesterez avant le concert. Au risque de vous faire chahuter ?
On ne se cachera pas derrière notre petit doigt : nous devons être présents sur un terrain où on sait qu’il y a de fortes discriminations. On refuse un groupe homophobe y ait un accueil bienveillant. Recueilli par S. L.

L’Histoire à la poubelle, SudOuest du 22/05/2010

1 juin

2010

L’Histoire à la poubelle Des kilos d’archives, entre documents politiques et propagande antisémite, ont été découverts par hasard dans une benne à ordures.

Article de Denis Lherm

On trouve des choses incroyables dans les bennes à ordure. Mais ce qui a été découvert par hasard il y a quelques jours par le conseiller municipal et général Matthieu Rouveyre (PS), dans une rue de Bordeaux, dépasse l’imagination. L’histoire remonte à la fin de la semaine dernière. Alors qu’il marche dans une rue du centre-ville, vers 23 heures, son regard est attiré par une benne de camion posée sur la chaussée. Elle est remplie de dizaines de kilos de documents. « J’ai vu des dossiers qui dépassaient, j’ai regardé par curiosité. Je suis tombé sur le programme électoral de Gilles Savary pour les élections municipales de 1995. J’ai continué à fouiller, il y avait des dossiers à la pelle, dont beaucoup de propagande politique », raconte Matthieu Rouveyre.

Propagande antisémite

L’élu emporte quelques documents et rentre chez lui. Là, à tête reposée, il prend conscience qu’il a fait une trouvaille hors du commun. Le lendemain, il revient et passe plusieurs heures à fouiller dans la benne. Il en ressort près de 300 dossiers, pour environ 40 kg de documents divers. Parmi les vieux papiers, des dizaines de documents issus de la dernière Guerre Mondiale apparaissent. Il y a des tickets de rationnement, des vieux journaux, des brochures sur l’empire colonial et, surtout, un attirail complet de la propagande antisémite de l’époque. Il trouve notamment trois exemplaires du « Cahier jaune », une revue mensuelle éditée de 1941 à 1943 par l’Institut d’étude des questions juives. Cet organisme, placé sous le contrôle du bureau de propagande allemande, servait à diffuser les idées antisémites. Dans la benne également, un effrayant conte pour enfants, sorte de bande dessinée parodiant Le Petit chaperon rouge avec un personnage dénommé « Grosjuif » dans le rôle du loup. Il y a aussi des publications de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain, et des bulletins d’adhésion. Parmi les journaux, plusieurs éditions de « La Petite Gironde » ou encore de « L’Assaut », périodique anti juif et anti franc-maçon. Plus loin, dans ce lot décidément disparate, on trouve aussi le premier bilan de Jacques Chaban-Delmas à la mairie, daté de 1952, avec ce titre triomphant : « à Bordeaux, les autobus remplacent les tramways ! ».

L’Ordre nouveau

La période couverte par le contenu de la benne court des années 30 à la fin des années 70. Dans le lot, des cartes d’adhésion à l’Ordre nouveau. Fondé en 1969, ce groupuscule d’extrême droite avait été dissous en 1973 par le gouvernement. Un an plus tôt, c’est lors d’un congrès de l’Ordre nouveau que le Front national avait été fondé. Le propriétaire des archives jetées dans la benne à Bordeaux appartenait clairement à cette mouvance. Dès lundi, Matthieu Rouveyre signale sa trouvaille, et l’intérêt manifeste de certaines pièces, au conservateur des archives départemen- tales, à qui il compte transmettre les documents. Un archiviste est aussitôt dépêché auprès de la benne, mais trop tard : elle a été emportée par la société ADP, à qui elle avait été louée, et les papiers ont été détruits. Une autre benne est là, mais son contenu est moins riche. Et surtout, la propriétaire des documents s’oppose à leur transmission. Quant aux pièces détenues par Rouveyre, les archives ne peuvent les accepter comme don que s’il est établi qu’elles ont été acquises dans des conditions légales. Selon l’élu, ce qui a été pris dans une poubelle est légalement considéré comme « sans propriétaire », donc libre d’être pris par quiconque. Catholique et protestant La propriétaire des documents veut conserver l’anonymat, mais elle raconte en revanche sans mal son histoire : « mon mari était antiquaire. Il collectionnait tout, c’était épouvantable. Il avait par exemple tous les numéros de “Sud Ouest” jusqu’à la mort du général De Gaulle. Il est décédé il y a deux ans, c’est mon fils qui a jeté les documents, car il y en a tellement que nous ne savons qu’en faire. Il était très à droite, mais moi j’étais très gaulliste. Je l’ai rencontré après la guerre, il m’avait caché ses idées. Quand j’ai découvert ça, on s’est battu pendant des années. Moi, j’avais rejoint la Résistance à Londres, puis fais le Débarquement en Normandie comme infirmière, avec ma sœur ». Sur les listes des FFL (Forces Françaises Libres), il y a en effet le nom de cette femme de la Résistance, qui a donc fait sa vie avec un homme d’extrême droite. « Et en plus, j’étais catholique et lui protestant ! », s’amuse-t-elle. Pas pensé aux archives Son fils, qui a rempli les bennes, explique que, confronté au volume de documents à éliminer pour libérer l’appartement après le décès du deuxième mari de sa mère, il n’a pas pensé à contacter les archives. Il a loué des bennes privées et financé la destruction. Les archives départementales étudient maintenant la possibilité de recevoir ce qui a été « sauvé » par Matthieu Rouveyre. Les documents de propagande antijuive ne sont pas une découverte du point de vue des connaissances historiques. « Cahier Jaune » est par exemple une revue connue, mais rare : la majorité des exemplaires ont été détruits après-guerre. Ces documents ne courent pas non plus les rues. Sauf à Bordeaux, donc, où c’est là, de manière accidentelle, qu’un pan de l’Histoire a choisi de refaire surface.

L’habitat social au rapport, SudOuest du 19/12/09

19 déc

2009

((/v2/public/logo.jpg|Logo Sudouest.com||Logo Sudouest.com, mai 2009)) __Avant le conseil municipal de lundi, le PS sort un rapport de la Chambre régionale des comptes qui émet quelques réserves sur la politique sociale d’InCité__ Depuis plusieurs mois, la municipalité et son opposition socialiste se jettent des anathèmes à la figure au sujet d’InCité, cette société d’économie mixte (SEM) créée par la Ville en 1957 et orientée à partir de 2002 vers des missions nouvelles de requalification urbaine, notamment du centre historique. Le conseiller municipal PS Matthieu Rouveyre s’est mué en héraut des opposants à la politique municipale en matière de logement social, ce qui en fait la bête noire d’Alain Juppé. Le prochain conseil municipal, lundi, ne devrait pas contribuer à améliorer leurs relations. « Une agence immobilière » En effet, le contenu du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes, que l’État avait commandé pour préciser la situation du logement social dans les villes, va être divulgué dans cette assemblée, en principe à la fin des débats. Précisons-le d’emblée : ce rapport ne dévoile rien de sulfureux et s’en tient à un constat formel. Néanmoins, Matthieu Rouveyre a pu pointer quelques éléments qui, de son point de vue, permettent d’accréditer sa thèse : « La ville de Bordeaux écarte les plus pauvres de l’accès au logement locatif. » Le rapport révèle que jusqu’en 2002, la SEM a géré un parc de 2 868 logements locatifs comprenant 1 376 conventionnés. À partir de 2002, ce parc a progressivement été ramené à 1 715 logements dont 396 conventionnés. Conclusion de la chambre : « La SEM a désormais une activité limitée de bailleur social. Elle a toutefois récemment relancé son activité de construction et de réhabilitation de logements sociaux conventionnés. » Matthieu Rouveyre souligne quant à lui : « L’argent récolté par ces ventes n’a pas servi à créer d’autres logements sociaux et on en restera toujours à 396 logements sociaux en 2010. » Le conseiller socialiste estime qu’InCité est devenue « une agence immobilière classique qui gère 1 715 logements dont 1 319 à loyer libre, soit 77 % du total ». Il s’appuie encore sur le rapport pour indiquer que 64 % des locataires d’InCité (logements conventionnés ou non) font partie des 40 % de Bordelais les plus riches. Un tiers des locataires seulement sont en effet éligibles à l’Allocation pour le logement (APL). D’où la conclusion de l’élu PS : « La Ville participe au recyclage d’argent public au profit d’intérêts privés. De même, InCité a privilégié les intérêts des bailleurs privés au détriment des personnes susceptibles d’avoir un logement social. Dès lors, qu’on ne s’étonne plus si on retrouve autant de pauvres dans les villages ruraux. » Matthieu Rouveyre a également commenté le budget primitif de la Ville et fait cette constatation : « 1 605 000 euros étaient consacrés au programme habitat et logement en 2009 et curieusement, seulement 1 046 800 euros en 2010, soit une baisse de 34 % ». Coûts de réhabilitation Le rapport signale, dans un autre registre, que seulement 80 projets d’aide aux propriétaires occupants et aux accédants ont été soutenus alors que l’objectif initial était de 170. Mais il n’occulte pas un autre aspect : la taille généralement limitée des projets de logements sociaux qui ne permettent d’envisager que quelques unités de logements à restructurer par immeubles anciens. D’où des coûts importants de reconfiguration et de réhabilitation. Ce rapport fait-il vraiment avancer un dossier pas toujours très transparent, ou bien ne représente-t-il qu’un coup d’épée dans l’eau et un prétexte à des joutes politiciennes ? On pourrait ergoter à l’infini si la question du logement n’était pas si grave. Auteur : HERVÉ MATHURIN

Précisions quant à l’article du SudOuest du 6 novembre 2009

6 nov

2009

((/v2/public/logo.jpg|Logo Sudouest.com|L|Logo Sudouest.com, mai 2009)) Je suis pour la régularisation des travailleurs sans papiers. C’est ce que rapporte très justement le journal SudOuest du 6 novembre 2009. Cela dit, mes propos n’ont pas été rapportés dans leur intégralité (ce que je peux comprendre, compte tenu de la place réduite de l’article) et donc ils me paraissent présenter une ambiguïté. J’indiquais qu’il y avait deux catégories de travailleurs sans papiers. Ceux qui travaillent et ont une protection sociale. C’est par exemple le cas des personnes qui ont commencé à travailler alors qu’ils avaient des papiers et qui ont naturellement poursuivi leur activité alors que l’État leur a retiré leur droit de demeurer sur le territoire français. A ceux là, il faut offrir une vraie sérénité en les régularisant et permettre à l’entreprise de continuer à travailler avec des personnes qui connaissent le métier. Et il y a ceux qui sont exploitées par des entreprises peu scrupuleuses ayant connaissance de leur statut et qui exploitent leur précarité. A ces travailleurs là, la régularisation permettra de pour pouvoir bénéficier des mêmes conditions de travail que les autres salariés.

Rouveyre scandalise Juppé, 20minutes le 3/11/09

4 nov

((/v2/public/logo20minutes.jpg|logo20minutes.jpg|L|logo20minutes.jpg, oct. 2009)) « Je trouve ça scandaleux », s’est insurgé hier Alain Juppé, le maire de Bordeaux. Il n’a guère apprécié d’entendre, en boucle, à la radio parler de « l’expulsion de deux anciens combattants marocains » (lire notre édition d’hier). Il dénonce « le coup médiatique monté par deux opposants qui cultivent le mensonge, il n’y a pas eu d’expulsion et il n’y en aura pas, ils seront relogés dans quelques jours ». Peu avant, Matthieu Rouveyre, l’élu socialiste qui est monté au créneau jeudi quand il a su que les hommes avaient été conduits à l’hôtel, avait mis en ligne sur son site (www.matthieu-rouveyre.fr) [une vidéo des deux locataires|/v2/index.php?post/2009/11/01/Les-deux-anciens-combattants-t%C3%A9moignent] qui racontent leur « aventure » et soutiennent qu’ils ne se sentaient pas en insécurité dans leur logement, contrairement à ce qu’avance In Cité. « Nous les avons relogés dans un hôtel meublé en attendant que le logement définitif que nous leur préparons soit disponible. Ils ont accepté de façon très positive notre proposition, ils étaient même rassurés », témoigne la travailleuse sociale qui s’est occupée de ces deux hommes. Qui, depuis, sont rentrés chez eux. W O. D.

Un projet qui divise les élus locaux, Bordeaux7, 23/10/09

24 oct

2009

Plusieurs élus locaux ont réagi aux déclarations du président sur la réforme des collectivités. Entre approbations, inquiétudes et indignations Depuis mardi, jour des déclarations de Nicolas Sarkozy sur la réforme des collectivités territoriales, les réactions locales pleuvent et les élus de part et d’autre font connaître leur position et arguments sur le sujet.

Pour le groupe des Verts au conseil régional, cette réforme constitue “une véritable régression”. Ce projet n’est rien de moins qu’une tentative de hold-up électoral et un projet de recentralisation focalisé avant tout sur les métropoles», assure Michel Daverat, le président du groupe qui n’hésite pas à qualifier la suppression de la compétence générale des régions “d’énorme gâchis”. Ces collectivités sont à même de penser les politiques publiques adaptées aux besoins spécifiques des territoires». De la même manière, Matthieu Rouveyre, le benjamin (PS) du conseil général estime que la suppression de la clause générale de compétence entraînera “une forte progression des inégalité” et “la destruction annoncée du lien social et de l’équilibre territorial.

A l’inverse, les élus du groupe Gironde Avenir (UMP) au conseil général estiment que cette initiative “va dans le bon sens”. “Elle s’inscrit dans la volonté de modernisation et de rationalisation de l’organisation territoriale”, estime Yves d’Amécourt, le chef de file. “Les grands projets portés aujourd’hui par les pays devront toujours être défendus par les élus d’un même territoire”. Ils restent en revanche plus prudents quant à l’impact de la réforme de la taxe professionnelle (TP) sur les ressources propres et l’autonomie financière des collectivités. Sur ce point, l’artisanat girondin va plus loin et dénonce une réforme de TP “au détriment des entreprises artisanales”. “Ce n’est plus une démarche de réforme pour améliorer la compétitivité des entreprises, c’est un tour de passe-passe qui transfère sur les entreprises artisanales une partie des charges antérieurement dues au titre de la TP”, assure la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Gironde. SD

« Incité gonfle artificiellement son bilan » 20minutes Bordeaux, 02/10/09

2 oct

((/v2/public/logo20minutes.jpg|logo20minutes.jpg|L|logo20minutes.jpg, oct. 2009)) Vous venez de démissionner de la société d’économie mixte (SEM) InCité, chargée du programme de renouvellement du centre historique de Bordeaux. Pourquoi ? Matthieu Rouveyre : Je suis devenu administrateur, il y a un an, car je voulais connaître des chiffres qui ne sont pas présentés au conseil municipal, contrairement aux autres SEM. Quand j’essaie d’aborder le sujet en conseil, ça bloque… Tout ce qui entoure InCité est opaque. Et vous critiquez son inefficacité en terme de création de logements sociaux ? InCité se revendique bailleur social, mais on a surtout besoin de créations de logements. Elle fait d’abord dans le privé. En 2008, son bilan montre qu’il n’y a eu aucune création de logements sociaux, alors que 1 920 demandes lui ont été adressées. Sur son site, la SEM dit avoir réhabilité 1 450 logements depuis 2002, dont 59 % dédiés au social… Dans le rapport de gestion 2008, il est écrit que sur 113 attributions, seuls 33 concernent des logements conventionnés. L’essentiel de son activité correspond donc à celle d’une agence immobilière ! Et InCité gonfle artificiellement son bilan : par exemple, pour le foyer de jeunes travailleurs le Levain, ils se sont imposés en tant que maître d’ouvrage pour pouvoir comptabiliser les logements créés dans leur bilan, mais ils n’ont pas mis la main à la poche [ils affirment pourtant avoir investi 240 000 euros]. Ou alors, la société justifie qu’elle fait du logement social en parlant des créations à Sainte-Eulalie. C’est du tri social. Au final, c’est surtout la politique municipale que vous dénoncez ? Je pense qu’InCité est un outil formidable, mais il est dévoyé. Je suis intimement convaincu qu’il y a une volonté de ne pas faire de logements sociaux à Bordeaux. Quand on a un quart de la population sous le seuil de pauvreté, il faut arrêter avec le festival Evento et le Grand Stade, et plutôt se concentrer sur les vrais problèmes. Ce n’est pas responsable car le logement, c’est la base de tout. Recueilli par Orianne Dupont