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Bordeaux : Plan d’action préfectoral contre l’alcoolisation excessive, AFP, 16/05/2012

17 mai

2012

La pré­fec­ture de la Gironde a décidé mer­credi de mettre en œuvre un “plan d’action” afin de lut­ter “contre le phé­no­mène d’alcoolisation exces­sive” dans le centre de Bordeaux, après le décès par noyade de cinq jeunes en dix mois.

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La pré­fec­ture a par ailleurs pris un arrêté obli­geant les com­merces ven­dant des bois­sons à empor­ter à fer­mer à 22H00 à Bordeaux et dans quatre com­munes limi­trophes. “L’heure de fer­me­ture coïn­ci­dera désor­mais en soi­rée avec l’heure limite pour la vente d’alcool à empor­ter”, pré­cise la pré­fec­ture. Un pré­cé­dent arrêté avait fixé les horaires de fer­me­ture à minuit.

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Le conseiller muni­ci­pal PS de Bordeaux, Matthieu Rouveyre, a réagi dans un com­mu­ni­qué à la fer­me­ture à 22H00 des épice­ries ven­dant de l’alcool, dénon­çant une mesure “inef­fi­cace, injuste, et anti-sociale”, esti­mant “qu’on montre du doigt des petits com­mer­çants” dési­gnés “comme prin­ci­paux res­pon­sables du phé­no­mène d’alcoolisation exces­sive” des jeunes.

Il a observé que ces établis­se­ments sont sou­vent des entre­prises indi­vi­duelles, “per­met­tant à des per­sonnes écono­mi­que­ment fra­giles de faire vivre leur famille”.

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Alcoolisation excessive : les épiceries trinquent

16 mai

2012

Les conséquences liées à l’alcoolisation excessive sont dramatiques et nous nous félicitons d’une certaine prise de conscience du Préfet en la matière. Toutefois, nous dénonçons vigoureusement l’un des dispositifs qu’il vient de décider : la fermeture à 22h00 des épiceries de certaines communes de la CUB et notamment de Bordeaux.

Les épiceries bordelaises ne pouvaient plus vendre de l’alcool après 22h00. Désormais elles devront purement et simplement fermer à 22h00. Cette décision signe un aveu d’impuissance mais elle est surtout inefficace, injuste, et anti-sociale.

Ce nouvel arrêté préfectoral est un aveu d’échec d’une préfecture qui n’est pas capable de faire respecter l’interdiction de vente d’alcool au delà de 22h00. Au lieu de renforcer les moyens pour y parvenir, elle a recourt à une méthode radicale. Le Préfet compte-t-il demain faire interdire la circulation des automobiles sur son territoire faute de ne pas pouvoir faire respecter la sobriété au volant ?

Il s’agit d’une décision inefficace car ceux qui envisagent de passer une soirée fortement alcoolisée achèteront, comme ils le font aujourd’hui, leur boisson avant la fermeture des établissements. Par ailleurs, à notre connaissance, les personnes qui se sont noyées dans la Garonne se sont rendues ivres en bars ou discothèques et non après s’être approvisionnées dans une épicerie.

Cette fermeture des épiceries à 22h00 est injuste car elle montre du doigt des petits commerçants qu’on désigne comme principaux responsables du phénomène d’alcoolisation excessive. Par un tour de passe-passe, le Préfet créé un bouc émissaire fort utile. Par ailleurs, cette décision sanctionne aveuglement toutes les épiceries, qui trinquent pour une poignée d’entre elles qui ne respectent pas la réglementation.

Enfin, cette fermeture anticipée des épiceries est anti-sociale. On sait en effet que ces établissements sont des entreprises individuelles, permettant à des personnes économiquement fragiles de faire vivre leur famille. Si, aujourd’hui, ces épiceries sont ouvertes jusqu’à 00h00 ou au-delà, ce n’est pas pour l’amour du travail nocturne, c’est surtout pour permettre de faire la recette quotidienne nécessaire. Cette fermeture anticipée va précariser davantage ce tissu économique.

Nous ne remettons pas en cause toutes les propositions du Préfet qui entend lutter contre l’alcoolisation excessive et nous saluons d’ailleurs la création de la commission des soirées festives mais nous lui demandons instamment de revenir sur sa décision de fermeture anticipée des épiceries.

Rejoignez la mobilisation sur Facebook : http://www.facebook.com/jaimemonepicerie

Bordeaux : l’alcool des jeunes ou le fléau urbain, SudOuest, 4/05/2012

5 mai

2012

Quatre étudiants noyés dans la Garonne et un cinquième jeune disparu, en moins d’un an. Comment une municipalité peut-elle répondre ?

Lors du dernier Conseil municipal de Bordeaux, la majorité a poussé des cris d’orfraie lorsque le socialiste Matthieu Rouveyre a dit ceci : « Bordeaux affiche le record de disparition de ses étudiants ! » Alain Juppé le maire, outré, a coupé le micro de son opposant. D’autres élus ont crié au scandale. Matthieu Rouveyre a poursuivi : « Il serait bon de commencer à prendre de réelles mesures, ne plus se contenter de coups de com ! Ce problème mérite mieux que la répression, interdire le transport d’alcool, la consommation en réunion… »

[L'article complet sur le site de SudOuest]

Auteur : Isabelle Castéra