Matthieu Rouveyre : Élu local bordelais

in Finances locales - Grand Stade

Nous ne jetterons pas le budget de la CUB avec l’eau du bain dans laquelle flotte le Grand Stade

2012

Il y a des dépenses inscrites dans ce budget qui ne nous réjouissent pas. C’est le cas de deux subventions d’investissement : le Grand Stade et la Cité du Vin. J’ai entendu le Maire de Bordeaux déclarer que c’était au contraire pour lui ses deux priorités. Il a même indiqué que c’était la présence de ces dépenses qui emportait le vote de son groupe. Le groupe communauté d’avenir (UMP-MODEM) était donc prêt à ne pas voter nos investissements dans les transports publics, dans le logement social ou la politique de la ville si on ne sauvait pas son Stade.

Cette attitude laisse songeur, en particulier si on se souvient de l’appel à la solidarité que lançait il y a quelques semaines le Maire de Bordeaux à l’adresse des autres maires de la CUB qui ne font pas assez, selon lui, en matière d’hébergement d’urgence.

On le voit bien, ce budget 2013 révèle la manière dont la Ville centre voit le rôle de la communauté urbaine de Bordeaux : celui d’une caisse enregistreuse. Et à ce sujet les déclarations d’Alain Juppé à l’appui de son amendement 47 sur les dépenses de propreté sont extraordinaires. Il nous dit, je cite : « Je ne peux pas envoyer promener la Chambre Régionale des Comptes » qui nous met en demeure d’appliquer la loi« . Je le trouve bien moins prompt à appliquer les préconisations de la Chambre régionale des comptes quand celle-ci explique que certains parkings bordelais doivent relever de la CUB. C’est notamment le cas du parc de stationnement des Allées de Chartes que la Ville n’est pas prête à transférer à notre établissement tellement il est lucratif pour les finances de Bordeaux.

Dernier élément. Le maire de Bordeaux qui n’aime pas le terme de punition et qui explique qu’en démocratie on ne place pas ses opposants « sous surveillance » appelle pourtant solennellement le président du groupe socialiste à faire pression sur un élu afin qu’il cesse son contentieux sur le Grand stade. Monsieur le maire de Bordeaux est mieux placé que quiconque dans cette enceinte pour savoir que le double degré de juridiction est fort utile pour défendre une cause et c’est la raison pour laquelle je n’entends pas renoncer à poursuivre le combat juridique contre ce projet.

Concernant le vote des élus socialistes bordelais. Nous ne jetterons pas pour notre part le bébé budget avec l’eau du bain dans laquelle flotte le Grand Stade et la Cité du Vin. C’est parce que pour nous le Grand Stade est beaucoup moins important que les autres investissements décidés aujourd’hui, c’est parce que nous faisons le choix du logement social, de la politique de la ville, de l’eau et de l’assainissement, du transport et du gel de ses tarifs que nous voterons ce budget.

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