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Logement social à Bordeaux : les chiffres à l’origine du clash

28 sept

2012

Ce vendredi 28 septembre, lors du Conseil de CUB, Alain Juppé et son groupe ont quitté la séance. Le Maire de Bordeaux n’a pas apprécié que notre président de groupe, Alain Anziani, exige que je sois considéré avec le même respect que n’importe quel élu, même si je suis son opposant. Ce rappel à l’ordre intervenait après que mon discours ait suscité un tollé de la droite. Alain Juppé a répondu à l’adresse d’Alain Anziani que son propos était ridicule et qu’il n’avait aucun respect pour moi. Voici le texte de mon intervention qui a mis le Maire de Bordeaux hors de lui.

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Cette délibération est sur le fond un acte politique important qui a vocation à réduire les difficultés que connaissent plusieurs familles sur le territoire de la CUB et plus particulièrement sur celui de la ville de Bordeaux. Mais c’est aussi, Monsieur le président, le symbole qui permet de constater où sont les diseux et où sont les faiseux.

Incontestablement, cette délibération prouve que la CUB a pris a bras le corps cette question de la résorption de l’habitat précaire. On est bien entendu sur une compétence État mais comme pour les phases précédentes, nous affirmons avec cette délibération, la volonté qui est la nôtre de trouver des solutions.

C’est donc évidemment moins tant notre participation à cette MOUS qui fait débat que le désengagement de la Ville de Bordeaux dans le plan de financement. Alors que la Ville était partie prenante de la deuxième phase, pourquoi aujourd’hui renoncer à poursuivre ? Ce refus de participer à cette politique est d’autant plus singulier que le Maire de Bordeaux cherche par tout moyen à passer pour un bon élève. L’expression publique du Maire en la matière est inversement proportionnel aux efforts qu’il consent à trouver des solutions.

Par ailleurs, cette MOUS s’inscrit nécessairement dans une politique plus globale. Nous ne parviendrons pas à remplir les missions rappelées dans cette délibération si nous ne regardons pas toutes les marches de l’escalier qui mènent à un logement traditionnel. Ces marches sont l’hébergement d’urgence, le logement temporaire, le logement social puis le parc privé.

Comment grimper s’il manque des marches ? C’est tout l’enjeu de la loi SRU et des 20% de logements sociaux aujourd’hui portés à 25%. Michèl Duchène expliquait que nous ne pouvons pas parler de pourcentage, qu’il fallait parler de valeurs absolues. Chiche Monsieur Duchène. Pour atteindre l’objectif de 25%, il manque 11.948 logements sur la CUB dont 64% sur Bordeaux. Il manque aujourd’hui à Bordeaux 5336 logements pour atteindre les 20% et plus de 7600 logements pour parvenir à 25%. Et compte-tenu de la très mauvaise volonté du Maire de la ville pour inverser la vapeur, on ne parvient pas à créer cette marche dont je parlais et sans laquelle l’édifice de la politique de logement ne peut s’élever.

La déclaration d’Alain Juppé il y a quelques minutes concernant le risque faire d’Euratlantique un ghetto si on prévoit davantage de logements sociaux prouve combien le Maire de Bordeaux est totalement déconnecté des réalités, ça en est presque, excusez moi de le dire, affligeant. Dans le cadre du PNRQAD, nous avons tous voté et Alain Juppé a voté une délibération accompagnée d’une étude. Cette étude montre qu’aujourd’hui 90% des locataires bordelais sont éligibles au logement social. Autrement dit, quand Alain Juppé brandit de manière la plus caricaturale qui soit le risque de ghetto, il stigmatise purement et simplement 90% des bordelais qui ne sont que locataires de leur appartement. Les bailleurs sociaux ont une liste d’attente de 13.000 de logements sociaux à Bordeaux.

Avec le tableau qui nous a été communiqué, il n’y a plus de place à l’interprétation. Entre 95 et 2011, Mérignac augmente de 5% sa part de logement social, Gradignan : + 8 %, Pessac + 6%, même Lormont, qui n’est pourtant pas en retard en la matière, augmente de 6%. À Bordeaux, on passe de 14,2% de logements sociaux à 16%, soit une augmentation de 1,8%

Pour conclure, évidemment qu’il faut voter cette délibération mais il faut comprendre que la mauvaise volonté de la Ville de Bordeaux handicape sérieusement la satisfaction des objectifs attendus.

Elles dormiront cette nuit encore sans chauffage et avec les souris

1 fév

2012

Reportage de F3 dans un logement insalubre de Saint MichelAsma* élève seule ses deux filles, âgées aujourd’hui de 12 et 17 ans. Depuis 11 onze ans, elles occupent un 30 m2 dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux, loué par un propriétaire privé. L’électricité n’est pas aux normes si bien que deux appareils électriques branchés simultanément provoquent une coupure généralisée. Les infiltrations sont nombreuses et l’isolation inefficace. Les souris ont pris possession des lieux et depuis le temps, elles se jouent des pièges et sont immunisées contre le poison. Bien entendu, il n’y a pas de chauffage et ce soir, Météo France annonce -7° dans la capitale girondine.

Des situations comme celles-ci, nous y sommes régulièrement confrontés. En tant que Conseiller général, je reçois lors de mes permanences, chaque mois, une bonne quinzaine de familles dont la détresse a pour origine l’absence de logement ou bien un logement insalubre. Systématiquement, je m’assure que les dossiers ont été correctement remplis et j’interviens auprès des bailleurs sociaux. Mais souvent, je me vois opposer la même réponse : « nous n’avons rien à offrir ». La pénurie de logements n’est pas seulement un élément d’une équation macroéconomique, elle est directement responsable de souffrances, de malheurs, de mal-être pour de nombreux de nos semblables.

Ma conviction est que la question du logement en France peut être résolue à la condition toutefois qu’il y ait une réelle volonté politique. Le droit au logement supposé garanti par l’État restera une chimère tant que ne sera pas décidé un vrai plan Marshall de l’habitat. En matière de politique du logement, les collectivités territoriales comme la CUB ou le Conseil général font des efforts. Mais comme toutes politiques volontaristes, elle devient une variable d’ajustement réduite à peau de chagrin en période de crise budgétaire.

La dignité est un principe à valeur constitutionnelle mais elle suppose en tout premier lieu l’accès à un logement décent. Asma est engagée dans une formation d’aide-soignante mais la situation de sa famille lui pèse et son esprit est davantage préoccupé par la température qu’il va faire ce soir que par la préparation de son concours. Ses deux filles doivent rester couvertes quand elles arrivent à l’appartement et travailler ses devoirs dans ces conditions relève de l’exploit. Le matin, elles affrontent toutes trois une journée difficile après une nuit à se battre avec les rongeurs qui se faufilent dans les lits. Chaque jour, c’est un peu de leur motivation qui disparaît et c’est un pas de plus vers le piège de la dépression.

Asma est pudique mais elle a toutefois accepté de témoigner. Aujourd’hui, France 3 régional évoquera (cf le sujet “Bordeaux : une famille sans chauffage“) sa situation et j’espère que le reportage mettra une pression suffisante sur la Préfecture pour que cette famille ne dorme pas une nuit de plus dans son taudis.

*J’ai changé le prénom pour préserver l’anonymat de la famille.

Politique du logement de la ville de Bordeaux : faiblarde, suiviste et sans budget

25 oct

2010

Voici mon intervention lors de ce conseil municipal du 25 octobre 2010.

Mon intervention portera sur votre politique “logement social” en général dont on peut dire, au regard des documents que vous nous proposez aujourd’hui qu’elle est faiblarde, suiviste, et je le rappelle, pour laquelle vous avez baissé de 35% le budget.

1) Une politique faiblarde

Vous avez peu l’occasion de nous soumettre des délibérations consacrées à des opérations globales de logements sociaux mais quand, par miracle, cela arrive, on constate que Bordeaux est la collectivité qui fait le moins d’effort. La délibération concernant le Foyer de jeunes travailleurs “le Levain” en est une parfaite illustration. Quand on regarde le plan de financement, la ville de Bordeaux est le financeur le plus pingre. Vous proposez une aide plus de deux fois inférieure à celle du Département. Vous nous dites : oui mais c’est pas moi, c’est l’État. Certes, mais cette règle s’applique aussi aux autres institutions et pourtant, le Conseil régional, la CUB et le Conseil général, font mieux que vous. À règle du jeu similaire, ce type de plan de financement est une démonstration de votre manque de volonté politique en la matière.

2) Une politique suiviste

Délibération 531, je cite : “”l’aide la Ville ne sera accordée aux bailleurs qu’après obtention de l’aide maximum à laquelle ils ont droit de la part des autres financeurs institutionnels””. On retrouve cette condition un peu plus loin quand l’aide est refusée si deux autres partenaires institutionnels ne sont pas parties prenantes. Ces précisions démontrent que la Ville n’entend pas se placer en chef de file en matière de logement. Sur son propre territoire, la Ville se montre suiviste, attentiste, et vous ne subventionnez que si les autres y vont. Et nous l’avons vu, de manière assez faible, juste de quoi vous assurer la possibilité de couper le ruban lors de l’inauguration.

3) Une politique pour laquelle vous avez baissé le budget de 35%

Les premières délibérations présentées aujourd’hui renvoient à des règlements d’intervention en matière de logement. Mais toute cette poudre aux yeux ne nous fait pas oublier l’essentiel, le nerf de la guerre, le budget global de la politique logement. Ce budget est pour l’année 2010, 35% moins élevé que pour l’année 2009. (Page 27 du Budget 2010, de la section Investissement logement : 1.046.800 euros en 2010, alors qu’en 2009 elle était de 1.605.000). Vous changez le robinet -et vous haranguez la presse : regardez mon beau robinet- mais vous tarissez la source. Quand le sage montre la lune, le singe regarde le doigt. Vous avez beau nous montrez des délibérations techniques et insipides, nous ne perdons pas de vue le plus important : vos baisses de budget en matière de logement. En d’autres termes, vous faites une publicité maximale pour une ambition minimale, d’une politique pourtant nécessaire. Il y a 25% de bordelais qui vivent sous le seuil de pauvreté et qui attendent autre chose que des écrans de fumée.

Pour InCité, les pauvres ont-ils le “droit de cité” ?

13 oct

2009

Voici la tribune socialiste que j’ai rédigée et qui sera publiée dans le prochain Bordeaux Magazine.

Pour InCité, les pauvres ont-ils le “droit de cité” ?

Se loger est un besoin vital et indispensable à l’accès à la dignité. Le logement est également un droit fondamental que les pouvoirs publics se doivent de faire respecter en proposant tout particulièrement à ceux qui en sont éloignés une offre adaptée. Cette exigence est d’autant plus criante à Bordeaux que 25 % de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté et que chaque année, la Ville est condamnée par l’État pour ne pas disposer des 20 % de logements sociaux.

Nous sommes aujourd’hui choqués par le refus entêté du Maire de Bordeaux de prendre sa part dans la création de réelles solutions. InCité, société d’économie mixte pilotée par la Mairie de Bordeaux, était notamment destinée à créer du logement social mais force est de constater qu’elle ne remplit pas sa mission. Alors qu’elle a la qualité de bailleur social, cette entreprise vend des appartements à Saint Michel à 3 300,00 euros le m2 (soit presque 1000 euros le m2 plus cher que le prix du marché). Quant on s’en offusque, la Mairie répond qu’il s’agit de mixité sociale. Entendez : on installe dans ce quartier des personnes qui ont des ressources plus importantes que la moyenne des résidents dudit quartier.

C’est une bien curieuse manière de pratiquer la mixité puisqu’on ne permet pas aux personnes modestes de vivre dans les quartiers les plus favorisés. Et qu’en tout état de cause, la mixité c’est la cohabitation sociale, ce n’est pas chasser une catégorie sociale au profit d’une autre. C’est parce qu’InCité signifie pour les pauvres : “Pas de droit de cité” que l’opposition a tenu à protester en démissionnant de son Conseil d’Administration.

Cela dit, nous refusons de nous arrêter à la protestation et nous formulons une proposition. L’exercice politique correspond à des arbitrages, ce sont d’abord des choix. Le Maire dit qu’il peut tout à fait dégager 15 millions d’euros pour cofinancer son projet de Grand Stade. Nous considérons pour notre part que cet équipement n’est absolument pas prioritaire et peut tout à fait être financé par l’argent colossal que draine le foot business. Aussi, nous proposons d’employer ces 15 millions d’euros dans le cadre d’une politique ambitieuse de création de logements sociaux publics. Dans cette période de crise économique où les plus faibles sont les plus exposés, nous réclamons que l’action politique délaisse le bling-bling pour s’attacher à donner du sens à des valeurs de vivre ensemble.

Pourquoi je démissionne d’InCité

29 sept

Quand j’ai accepté de représenter la CUB au Conseil d’Administration d’InCité, j’avais dans l’espoir de mieux comprendre le travail de cette société. Je n’imaginais pas qu’à chaque Conseil Municipal, mes critiques argumentées contre les dérives de cette SEM seraient balayées d’un revers de la main par le Maire ou sa majorité, au motif que j’en suis un des administrateurs. C’est déloyal car cette société est majoritairement gérée par des administrateurs idéologiquement proches du Maire. Je n’ai strictement aucune marge de manoeuvre dans les décisions prises par InCité. Un des adjoints au Maire, qui est également administrateur de cette société, faisait observer lors de ce conseil municipal que je n’étais pas en phase avec son C.A. En réalité, j’avais simplement l’outrecuidance de poser des questions. Le conseil d’administration se borne à mettre en oeuvre les directives politiques anti-sociales de la majorité municipale et le C.A. de la SEM ne se prononce que sur des questions techniques sans enjeux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai jamais été amené à voter contre une décision. La vérité est qu’InCité ne produit pas de logements sociaux, la vérité est que dans l’hypothèse où elle voudrait le faire, elle n’en a pas les moyens. ++1) Absence de logements locatifs sociaux publics créés par InCité++%%% Avant de revenir sur des exemples concrets, il suffit de regarder le [compte-rendu d'activité d'InCité|/v2/public/2009/septembre/deliberation499.pdf] et de lire la __ligne « Logements locatifs sociaux publics créés » », le chiffre donné est « 0 ».__ Pour mémoire, il manque 6000 logements sociaux à Bordeaux (chiffre confessé par Alain Juppé lors de ce conseil municipal du 28 septembre) pour parvenir au 20% imposés par la loi. Le Maire nous dit : « trouvez-moi 30 hectares et je fais du logement social », ou, encore plus caricatural : « on rase un quartier et on pourra faire du logement social ». C’est ridicule car des années de recul maintenant permettent de rejeter l’idée d’une concentration de logements sociaux en un même lieu. Nous ne voulons pas de ghettos qui enfermeraient les mêmes difficultés sociales. La mixité est possible en profitant des opérations de réhabilitation dans le centre historique et ailleurs à Bordeaux. Le Maire, d’autorité, argumente que le diffus ne permettra pas d’attendre l’objectif des 20 % et en profite pour rejeter toute initiative de mixité. L’exemple qui suit en est une parfaite illustration. Pour information, __il y a 1920 demandeurs de logements sociaux inscrits auprès d’InCité, en 2008 InCité a attribué 113 logements et seulement 33 d’entre eux relevaient des logements conventionnés__ (voir [« extrait du Conseil d'Administration d'InCité » du 31 mars 2009|/v2/public/2009/septembre/extraitCAincite31mars2009.pdf]). ++2) Vente d’un bien appartenant à InCité : vacance du logement depuis plusieurs mois, refus d’en faire un logement social, prix de vente exorbitant++%%% Même quand elle en a l’opportunité, Incité ne fait pas de logement social public. Prenons un seul exemple vérifiable par tous. InCité a remis à neuf un appartement du 29 rue des Faures. [((/v2/public/2009/septembre/.InCite-199000euros_m.jpg|Copie écran InCité|C|Copie écran InCité, sept. 2009))|/v2/public/2009/septembre/InCite-199000euros.jpg] Elle pourrait très bien le louer à un des très nombreux demandeurs de logements sociaux inscrits auprès d’elle. Elle s’y refuse et le propose à la vente aux primo accédants. Le prix est à faire pâlir les potentiels acquéreurs et sourire les agences immobilières. 60m² pour 199 000 euros, soit 3316 euros/m² (voir copie écran du site d’InCité). Pour le quartier St Michel, les notaires enregistrent des prix de cession allant de 2150 à 2650 euros le m² ([www.immoprix.com|http://www.immoprix.com]). __Cela signifie que la proposition d’InCité est au mieux, pour l’opération visée, 40 000 euros plus chère que le prix du marché__. D’ailleurs le marché n’en veut pas puisque l’appartement est à vendre maintenant depuis plusieurs mois. __InCité participe à la vacance du logement à Bordeaux, un comble pour un organisme destiné à lutter contre ce phénomène !__ Quel primo accédant a les moyens d’acheter ce bien à ce prix ? Il y a quelques mois, je dénonçais __une politique de « tri social » menée par InCité__. Cet exemple en est une parfaite illustration. Un couple primo accédant qui aurait 15 % d’apport et qui s’endetterait sur 20 ans devra débourser 1080 euros par mois (sur la base d’un taux à 4,05 % et 0,36 % d’assurance). Dans la mesure où les banques ne prêtent que si l’endettement global du ménage est inférieur à 33 %, il faudra que le couple en question n’ait aucun crédit (consommation, voiture, …) et qu’il gagne, net, au minimum 3240 euros. Autant dire que des couples qui correspondraient à ce profil ne sont pas vraiment les plus en difficulté. D’ailleurs, s’il en existait, on comprend mal pourquoi ils achèteraient un bien 40000 euros plus cher que le prix le plus cher constaté dans le quartier. ++3) L’exemple de l’extension du foyer FJT « Le levain » : le maquillage des chiffres++%%% Dans[ ma première intervention au conseil municipal|/v2/index.php?post/2009/09/29/Quand-InCit%C3%A9-s-impose-artificiellement-dans-une-op%C3%A9ration-immobili%C3%A8re], je reprochais à la Mairie d’imposer InCité comme maître d’ouvrage sur une opération d’extension d’un foyer de jeunes travailleurs. Je faisais la démonstration qu’il s’agissait d’un montage fallacieux. En réalité, l’opération en question est essentiellement politique : en imposant InCité, la mairie lui offre la possibilité de revendiquer dans son bilan un nombre de places de logements sociaux. C’est parfaitement trompeur puisqu’InCité n’aura pas débloqué un centime. L’essentiel de l’investissement étant supporté par l’Etat (si jamais il intervient), la CUB et la Mairie au titre de la surcharge foncière ainsi que par le Conseil général et le Conseil régional dans le cadre de leur dispositif d’aide à l’investissement des PLAI. Pour 31 places revendiquées par la InCité et donc par la Mairie, la ville n’aura investi que 18 % dans l’opération. InCité apparaît là comme un écran politique et médiatique entre les réels financeurs (qui, rappelons-le, interviennent au-delà de leur compétence propre) et l’opinion. __Cela signifie que la Mairie de Bordeaux, grâce à InCité, dissimule tout bonnement son refus entêté de résoudre le problème de logements sociaux à Bordeaux__. Comme je le disais en introduction, j’ai accepté d’être administrateur pour comprendre et appuyer mes critiques sur des données chiffrées, en aucun cas pour me faire museler. C’est la raison pour laquelle je remets aujourd’hui ma démission d’administrateur de cette société au Président de la CUB.