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L’habitat social au rapport, SudOuest du 19/12/09

19 déc

2009

((/v2/public/logo.jpg|Logo Sudouest.com||Logo Sudouest.com, mai 2009)) __Avant le conseil municipal de lundi, le PS sort un rapport de la Chambre régionale des comptes qui émet quelques réserves sur la politique sociale d’InCité__ Depuis plusieurs mois, la municipalité et son opposition socialiste se jettent des anathèmes à la figure au sujet d’InCité, cette société d’économie mixte (SEM) créée par la Ville en 1957 et orientée à partir de 2002 vers des missions nouvelles de requalification urbaine, notamment du centre historique. Le conseiller municipal PS Matthieu Rouveyre s’est mué en héraut des opposants à la politique municipale en matière de logement social, ce qui en fait la bête noire d’Alain Juppé. Le prochain conseil municipal, lundi, ne devrait pas contribuer à améliorer leurs relations. « Une agence immobilière » En effet, le contenu du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes, que l’État avait commandé pour préciser la situation du logement social dans les villes, va être divulgué dans cette assemblée, en principe à la fin des débats. Précisons-le d’emblée : ce rapport ne dévoile rien de sulfureux et s’en tient à un constat formel. Néanmoins, Matthieu Rouveyre a pu pointer quelques éléments qui, de son point de vue, permettent d’accréditer sa thèse : « La ville de Bordeaux écarte les plus pauvres de l’accès au logement locatif. » Le rapport révèle que jusqu’en 2002, la SEM a géré un parc de 2 868 logements locatifs comprenant 1 376 conventionnés. À partir de 2002, ce parc a progressivement été ramené à 1 715 logements dont 396 conventionnés. Conclusion de la chambre : « La SEM a désormais une activité limitée de bailleur social. Elle a toutefois récemment relancé son activité de construction et de réhabilitation de logements sociaux conventionnés. » Matthieu Rouveyre souligne quant à lui : « L’argent récolté par ces ventes n’a pas servi à créer d’autres logements sociaux et on en restera toujours à 396 logements sociaux en 2010. » Le conseiller socialiste estime qu’InCité est devenue « une agence immobilière classique qui gère 1 715 logements dont 1 319 à loyer libre, soit 77 % du total ». Il s’appuie encore sur le rapport pour indiquer que 64 % des locataires d’InCité (logements conventionnés ou non) font partie des 40 % de Bordelais les plus riches. Un tiers des locataires seulement sont en effet éligibles à l’Allocation pour le logement (APL). D’où la conclusion de l’élu PS : « La Ville participe au recyclage d’argent public au profit d’intérêts privés. De même, InCité a privilégié les intérêts des bailleurs privés au détriment des personnes susceptibles d’avoir un logement social. Dès lors, qu’on ne s’étonne plus si on retrouve autant de pauvres dans les villages ruraux. » Matthieu Rouveyre a également commenté le budget primitif de la Ville et fait cette constatation : « 1 605 000 euros étaient consacrés au programme habitat et logement en 2009 et curieusement, seulement 1 046 800 euros en 2010, soit une baisse de 34 % ». Coûts de réhabilitation Le rapport signale, dans un autre registre, que seulement 80 projets d’aide aux propriétaires occupants et aux accédants ont été soutenus alors que l’objectif initial était de 170. Mais il n’occulte pas un autre aspect : la taille généralement limitée des projets de logements sociaux qui ne permettent d’envisager que quelques unités de logements à restructurer par immeubles anciens. D’où des coûts importants de reconfiguration et de réhabilitation. Ce rapport fait-il vraiment avancer un dossier pas toujours très transparent, ou bien ne représente-t-il qu’un coup d’épée dans l’eau et un prétexte à des joutes politiciennes ? On pourrait ergoter à l’infini si la question du logement n’était pas si grave. Auteur : HERVÉ MATHURIN

La propagande d’InCité ne cachera pas la réalité : les pauvres sont chassés des quartiers réhabilités

8 nov

2009

Jeudi 29 octobre 2009 à Bordeaux, deux anciens combattants marocains étaient évacués de chez eux sans qu’ils aient pu récupérer des vêtements de rechange, leurs effets personnels, de la nourriture ou encore, pour l’un d’eux, son respirateur artificiel. Alertés, Naïma Charaï, Conseillère régionale d’Aquitaine et moi-même, nous nous sommes rendus à Saint Michel, quartier de résidence de ces anciens combattants. Nous les avons rencontrés et recueilli leur témoignage ([une vidéo se trouve sur nos sites internet|/v2/index.php?post/2009/11/01/Les-deux-anciens-combattants-t%C3%A9moignent]). Un comité de soutien s’est spontanément créé. Alors que les anciens ont finalement été autorisés à rejoindre leurs logements, ce comité continue de grossir et compte à ce jour 319 membres. Des personnes, qui malgré les tentatives d’InCité de faire croire en une autre vérité ont trouvé intolérable la manière dont ces anciens combattants ont été traités. J’observe que pour une société et une mairie qui n’ont rien à se reprocher, dès le samedi 31 octobre, durant les vacances, InCité organisait une conférence de presse pour démentir nos propos. Que le mardi qui suivait, la chance a voulu que Mohammed Ameur assure Alain Juppé de l’entière satisfaction du Maroc pour “les actions et les initiatives particulièrement dynamiques menées par la Ville de Bordeaux en direction des Bordelais d’origine marocaine”. Que le hasard du calendrier offre à Alain Juppé l’opportunité de lancer, le lendemain, une invitation pour l’inauguration d’un café social destiné à accueillir les anciens combattants. Et aujourd’hui, je suis destinataire d’une lettre ouverte de la part de certains salariés d’InCité. Interpellé, je tiens bien entendu à répondre. Néanmoins, je refuse de cautionner un jeu politique dont les règles nouvelles sont de faire témoigner des salariés pour prendre la défense de leur direction. J’aurais pu répondre directement si leurs reproches ne faisaient pas l’objet d’une lettre ouverte publiée par la direction d’InCité sur le blog de cette dernière. Tous les manquements que je reproche à InCité sont de la responsabilité de sa direction, quelles que soient les personnes impliquées. Pour toutes ces raisons, j’adresse mon courrier à la Présidente et au Directeur d’InCité. J’entends la colère et je comprends l’indignation de vos salariés. Toutefois, mes propos sont à la hauteur de l’indignation et de la colère qui m’ont habité quand nous avons recueilli le témoignage de ces deux anciens combattants. Ne parlant pas le français et ne comprenant pas ce qu’il leur arrivait, ces anciens de 77 et 79 ans ont été conduits par InCité dans un hôtel miteux, placés tous deux dans une chambre minuscule. Croyez bien qu’au plus profond de moi, j’éprouvais une réelle douleur à entendre que ces vieux messieurs ne s’expliquaient pas pourquoi on les avait sortis de chez eux. Il y a eu pire qu’une expulsion. Dans le cadre d’une expulsion vous savez pourquoi vous êtes mis dehors et vous savez que vous ne reviendrez plus. C’est précisément deux éléments d’explications qui manquaient aux deux anciens ! La France se montre sordide envers ses anciens combattants en refusant de leur verser la pension vieillesse s’ils ne demeurent pas en France au moins 9 mois par an. Ils sont contraints de croupir isolés, coupés de leur famille juste pour pouvoir bénéficier d’une indemnité qui leur permet d’assurer un minimum de dignité à leurs proches au pays. Ils ne peuvent même terminer leurs jours avec leurs femmes en France car l’Etat exige qu’ils aient des ressources supérieures aux maigres subsides dont ils bénéficient. Neuf mois de souffrance chaque année. Peut-on un instant se mettre à leur place ? La proximité avec la date de la trêve hivernale et leur affirmation selon laquelle ils ne se sont jamais sentis en insécurité dans leurs appartements alors qu’il s’agissait précisément de l’argument avancé par InCité pour les déloger m’a convaincu d’un [abus de faiblesse manifeste|/v2/index.php?post/2009/10/30/J-accuse]. Cela dit, je n’ai jamais cité nommément une personne. Parce que pour moi le problème ne vient pas des salariés de la société mais plutôt de la commande politique adressée à celle-ci et à la manière dont cette entreprise est dirigée. J’ai été choqué de voir InCité donner le nom d’une de ses salariées à la presse. Je n’ai pas bien compris pourquoi c’était à elle de s’expliquer sur la vidéo réalisée par un des administrateurs d’InCité. La direction d’une société doit défendre ses préposés, les protéger et assumer les actes de ces derniers lorsqu’ils sont accomplis dans le cadre de leur travail. Il y a un amalgame que l’on retrouve dans la lettre ouverte qui m’est destinée. Quand je dis qu’Incité organise la chasse aux pauvres, l’idée ne m’a jamais effleuré que les salariés étaient complices de ce phénomène. Je n’ai aucun doute sur leur intégrité et leur éthique professionnelle mais je demeure convaincu par la recomposition sociologique des quartiers sur lesquels InCité opère. Les pauvres sont contraints de quitter des quartiers comme Saint Michel car la réhabilitation conduit à une augmentation des prix des loyers et du foncier qui deviennent un obstacle à leur maintien sur place. Un des moyens pour permettre à ces personnes aux revenus modestes de rester dans leur quartier d’origine est de construire des logements sociaux publics. Combien InCité en a créé en 2008 ? Aucun. Pour deux raisons. La première relève de la responsabilité de la Sem. Quand il y a une opération immobilière à réaliser, la Sem préfère la plus facile à la plus compliquée et la plus rentable à la plus coûteuse. Monsieur le Directeur, vous résumez assez bien votre manière de voir les choses. Avant même d’arriver à InCité, vous déclariez : « __conditions exceptionnelles ou pas, une Sem se gère comme une société privée, elle se doit de dégager des résultats et de rentabiliser les capitaux investis__ » ([Sem Magasine, n°5 mars 2001|/v2/public/2009/novembre/sem_mag5.pdf]). Cette philosophie n’est-elle pas justement incompatible avec le caractère non rentable du relogement de deux vieux messieurs ? L’autre responsabilité incombe aux collectivités et en particulier à la Mairie de Bordeaux et c’est donc à vous Madame la Présidente que je m’adresse. On sait que le logement social public a un coût. La Mairie pourrait décider de débloquer les fonds nécessaires pour faire face à celui-ci et contraindre InCité à réaliser ces logements. Elle s’y refuse car, c’est mon avis, les mutations sociologiques qui découlent de l’aménagement du centre historique lui conviennent parfaitement.

Les deux anciens combattants témoignent : regardez la vidéo et jugez par vous même

1 nov

2009

((/v2/public/2009/octobre/jilali_elfatmi.jpg| |L| , oct. 2009)) Jeudi 29 octobre, à Bordeaux, [deux anciens combattants marocains de 77 et 79 ans ont été délogés|/v2/index.php?post/2009/10/30/J-accuse] de leurs appartements (pour lesquels ils payent un loyer tous les mois) de la rue Maubec. Leur propriétaire, la société InCité, pilotée par la Mairie de Bordeaux, a prétexté un problème de sécurité pour les conduire dans un petit hôtel miteux. Ils n’ont pas eu la possibilité de prendre leurs papiers, leurs vêtements ou encore le matériel médical dont l’un d’eux avait besoin. InCité a profité de l’absence des locataires pour faire immédiatement poser une porte blindée qui condamne l’entrée de l’immeuble. Un comité de soutien s’est spontanément mobilisé en faveur des deux vieux messieurs. La presse s’est saisie de l’affaire dès le lendemain. Des articles paraissaient le samedi 31 octobre. A 15h00 ce jour là, InCité tient une conférence de presse et fait machine arrière. Elle autorise les anciens combattants à regagner leurs appartements. Elle leur remet la clé de la porte blindée. InCité voulait se débarrasser de ses derniers locataires pour entreprendre les travaux de réhabilitation d’un immeuble qui sera certainement mis en vente prochainement. Mais le 1er novembre c’est le début de la trêve hivernale durant laquelle les locataires ne peuvent être expulsés. Il fallait donc agir très vite. Au cours de la conférence de presse, InCité prétend qu’elle n’a jamais eu l’intention d’expulser ces deux personnes. Elle affirme que c’était pour leur sécurité, elle écrit même dans un communiqué de presse du vendredi 30 octobre qu’ils “ont accepté de façon très positive (cette) proposition, ils étaient même rassurés” à l’idée de rejoindre l’hôtel. Nous avons recueilli leurs témoignages, à vous de juger.%%% – sur les conditions d’hébergement à l’hôtel : 7’00 et 9’10 dans la vidéo%%% – sur les allégations concernant l’insécurité : 10’40 dans la vidéo%%% – sur l’affirmation selon laquelle ils étaient conscients et positifs à l’idée de partir à l’hôtel : 11’28 et 12’42 dans la vidéo.%%% ///html

/// %%% Si vous ne pouvez pas voir la vidéo, [essayez en cliquant ici|/anciens_combattants/filmincite.wmv] %%%%%% InCité est une machine toute puissante. Dotée de la Déclaration d’Utilité Publique, elle procède de manière scandaleuse dans le centre historique de Bordeaux. Pressions et intimidations sont ses outils de travail, le directeur de cette société a d’ailleurs été condamné à verser des dommages et intérêts à une militante anti-InCité. Cette Société d’Économie Mixte se comporte dans plusieurs opérations comme un marchand de biens. Je dis que son Conseil d’administration n’a pas accès à toutes les informations, je dis que la Mairie de Bordeaux ne dote pas cette société des moyens suffisants pour remplir les objectifs fixés par la Convention Publique d’Aménagement de 2002. Cette société est conduite alors à abandonner certains objectifs comme la coûteuse création de logements sociaux publics. Elle doit par ailleurs faire de la spéculation pour trouver des fonds. Que pour assurer cette spéculation il lui faut acheter à bas prix et revendre plus cher. Il lui faut également employer des méthodes douteuses afin de parvenir rapidement à réaliser les opérations immobilières engagées. Je suis parfaitement conscient de la gravité de ces accusations. Lors du Conseil municipal du 26 octobre j’ai proposé deux choses à Alain Juppé Maire de Bordeaux. Me poursuivre en diffamation ou bien organiser un Conseil municipal extraordinaire sur la question du logement à Bordeaux. Mon souhait est de pouvoir publiquement justifier mes propos, apporter les éléments de preuve et qu’un débat s’installe en place publique. Il a décliné mes propositions et a affirmé qu’il renforcerait plutôt les moyens de communication de la société InCité.

J’accuse InCité d’abus de faiblesse sur personnes particulièrement vulnérables

30 oct

2009

((/v2/public/2009/octobre/jilali_elfatmi.jpg| |L| , oct. 2009)) Je m’appelle Matthieu Rouveyre, je suis Conseiller général et Conseiller municipal socialiste de la ville de Bordeaux. Je voudrais vous raconter l’histoire de mon après-midi de ce vendredi 30 octobre. Elle démarre à 14h00. J’ai rendez-vous avec Claire Chartier-Grimaud. Nous partageons tous deux [la même colère|/v2/index.php?post/2009/09/29/Pourquoi-je-d%C3%A9missionne-d-InCit%C3%A9] vis-à-vis d’InCité, aménageur du centre historique piloté par la Mairie de Bordeaux. Notre rencontre prévue depuis quelques jours était destinée à mettre en commun les documents que nous avions chacun collectés sur cette Société d’Economie Mixte. A l’occasion de notre échange, Claire m’apprend qu’il y aurait eu une expulsion, hier (29/10) au 13 rue Maubec, dans le quartier St Michel. Les personnes évacuées seraient deux anciens combattants marocains. Intrigué, je décide de me renseigner. J’appelle Naïma Charaï, Conseillère régionale d’Aquitaine qui mène une politique ambitieuse à la Région en faveur des anciens combattants. Elle a les réseaux et me propose de commencer à passer des coups de fil. Cependant, personne ne semble au courant. Nous nous retrouvons Naïma et moi vers 17h00 à St Michel. Nous commençons à sonner chez les voisins, à interroger le pub d’à côté. On va à la rencontre de nos amis du quartier. Tout le monde cherche à savoir s’il y a eu des témoins. Au bout d’une heure, un épicier de la rue des Faures vient à notre rencontre et nous apprend qu’il a retrouvé les personnes expulsées. Aziz, qui s’était joint à nous, les connaît. Nous les retrouvons et commençons à dialoguer, Aziz et Naïma m’assurent la traduction. Ce qu’ils nous racontent est incroyable, nous décidons d’aller nous poser autour d’un thé à la menthe. Voici ce qu’ils nous ont raconté. Jilali a 77 ans et El Fatmi 79 ans. Ils ont combattu pour la France en Indochine. Leurs familles se trouvent au Maroc mais pour toucher leur minimum vieillesse, ils sont contraints par la loi de séjourner en France pendant au moins 9 mois dans l’année. Ils vivent chacun dans un appartement au 13 rue Maubec depuis 12 ans pour le premier et 6 ans pour le second. Ils sont les deux derniers occupants de l’immeuble. Il s’agit d’un ensemble racheté par InCité qui est par conséquent devenu le bailleur des deux hommes. Ceux-ci payent leur loyer tous les mois, ils n’ont aucun retard. Jeudi 29 octobre au soir, la police est appelée sur les lieux par InCité. La SEM prétend qu’il y a eu une infraction dans l’immeuble. Selon Jilali et El Fatmi, la police ne trouve rien et repart assez rapidement. Une dizaine de minutes plus tard un camion blanc avec trois hommes a l’intérieur arrivent sur les lieux. Deux femmes les rejoignent, elles veulent parler à Jilali et El Fatmi. Elles se présentent, elles travaillent pour InCité. Selon elles, les lieux ne sont plus sûrs, il faut changer la porte d’entrée de l’immeuble. Pour mettre les deux hommes en sécurité, Madame B. et Madame H. leur proposent de les faire héberger pour la nuit à l’hôtel. Les deux hommes ne sont pas enthousiastes mais finissent pas accepter. Persuadés de revenir le lendemain, ils laissent toutes leurs affaires dans les appartements. Alors qu’ils sont en train de descendre la rue, ils aperçoivent les hommes du camion blanc sortir une grosse porte métallique. Le lendemain, Jilali et El Fatmi retournent chez eux mais ne peuvent plus rentrer dans l’immeuble, InCité a fait poser des portes qui murent l’entrée. Je demande aux deux anciens de nous conduire à l’hôtel dans lequel InCité les a placés. Le gérant de l’hôtel n’est pas à l’aise mais accepte de me raconter l’histoire : Madame B. lui a demandé d’héberger ces deux hommes pour deux mois et demi. Il ne pose pas de question et remet la facture. Je lui demande si je peux prendre des photos de la chambre. Il refuse et m’avoue qu’ils devaient être dans des chambres séparées mais qu’il a du les installer ensemble pour quelques jours. J’en ai terminé pour l’aspect factuel. Voici ce que je pense. InCité a besoin de récupérer l’immeuble mais dans deux jours, c’est la trêve hivernale. Dans deux jours, les locataires ne sont plus expulsables. En effet, la trêve hivernale démarre le 1er novembre. Elle dure jusqu’au 15 mars. Il faut qu’InCité trouve une solution. Il lui faut un motif pour intervenir au 13 rue Maubec. Elle prétexte un squatteur et appelle la police. Elle constitue ainsi sa bonne foi et a un argument si jamais quelqu’un vient lui chercher des poux. La police ne trouve rien (pas étonnant puisque les appartements inoccupés avaient fait l’objet d’une fermeture sécurisée anti-squatteur). Quelques minutes après, les deux personnes d’InCité embobinent les deux anciens en leur promettant qu’ils reviendront le lendemain. Les deux locataires partis, InCité peut faire poser la porte qui condamne définitivement l’entrée de l’immeuble. __J’accuse InCité d’abus de faiblesse sur personnes vulnérables__. Ça respire les pratiques mafieuses. InCité cible deux vieilles personnes qu’elle sait isolées, qui ne parlent pas le français, sans famille en France. Deux proies de choix pour évacuer les lieux à moindre frais. C’est si facile. J’en termine avec une petite anecdote. Alain Juppé, depuis qu’il est Maire n’a jamais rien entrepris en faveur des anciens combattants marocains. C’est seulement lorsque Naïma Charaï et Alain Rousset ont commencé à se mobiliser qu’il a voulu renverser la vapeur. Dans son entreprise de communication, Alain Juppé a posé avec un ancien combattant marocain pour le SudOuest du 19 novembre 2008. Il se trouve que cet ancien combattant, c’est Jilali. [Voir le témoignage de Naïma Charaï|http://naima-charai.blogspot.com/2009/10/qui-servi-la-france-recolte-lexpulsion.html] [Rejoignez le comité de soutien de Jilali et El Fatmi|http://www.facebook.com/groups/create.php?customize&gid=300609120426#/group.php?gid=300609120426&ref=nf]

Pour InCité, les pauvres ont-ils le “droit de cité” ?

13 oct

2009

Voici la tribune socialiste que j’ai rédigée et qui sera publiée dans le prochain Bordeaux Magazine.

Pour InCité, les pauvres ont-ils le “droit de cité” ?

Se loger est un besoin vital et indispensable à l’accès à la dignité. Le logement est également un droit fondamental que les pouvoirs publics se doivent de faire respecter en proposant tout particulièrement à ceux qui en sont éloignés une offre adaptée. Cette exigence est d’autant plus criante à Bordeaux que 25 % de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté et que chaque année, la Ville est condamnée par l’État pour ne pas disposer des 20 % de logements sociaux.

Nous sommes aujourd’hui choqués par le refus entêté du Maire de Bordeaux de prendre sa part dans la création de réelles solutions. InCité, société d’économie mixte pilotée par la Mairie de Bordeaux, était notamment destinée à créer du logement social mais force est de constater qu’elle ne remplit pas sa mission. Alors qu’elle a la qualité de bailleur social, cette entreprise vend des appartements à Saint Michel à 3 300,00 euros le m2 (soit presque 1000 euros le m2 plus cher que le prix du marché). Quant on s’en offusque, la Mairie répond qu’il s’agit de mixité sociale. Entendez : on installe dans ce quartier des personnes qui ont des ressources plus importantes que la moyenne des résidents dudit quartier.

C’est une bien curieuse manière de pratiquer la mixité puisqu’on ne permet pas aux personnes modestes de vivre dans les quartiers les plus favorisés. Et qu’en tout état de cause, la mixité c’est la cohabitation sociale, ce n’est pas chasser une catégorie sociale au profit d’une autre. C’est parce qu’InCité signifie pour les pauvres : “Pas de droit de cité” que l’opposition a tenu à protester en démissionnant de son Conseil d’Administration.

Cela dit, nous refusons de nous arrêter à la protestation et nous formulons une proposition. L’exercice politique correspond à des arbitrages, ce sont d’abord des choix. Le Maire dit qu’il peut tout à fait dégager 15 millions d’euros pour cofinancer son projet de Grand Stade. Nous considérons pour notre part que cet équipement n’est absolument pas prioritaire et peut tout à fait être financé par l’argent colossal que draine le foot business. Aussi, nous proposons d’employer ces 15 millions d’euros dans le cadre d’une politique ambitieuse de création de logements sociaux publics. Dans cette période de crise économique où les plus faibles sont les plus exposés, nous réclamons que l’action politique délaisse le bling-bling pour s’attacher à donner du sens à des valeurs de vivre ensemble.

« Incité gonfle artificiellement son bilan » 20minutes Bordeaux, 02/10/09

2 oct

((/v2/public/logo20minutes.jpg|logo20minutes.jpg|L|logo20minutes.jpg, oct. 2009)) Vous venez de démissionner de la société d’économie mixte (SEM) InCité, chargée du programme de renouvellement du centre historique de Bordeaux. Pourquoi ? Matthieu Rouveyre : Je suis devenu administrateur, il y a un an, car je voulais connaître des chiffres qui ne sont pas présentés au conseil municipal, contrairement aux autres SEM. Quand j’essaie d’aborder le sujet en conseil, ça bloque… Tout ce qui entoure InCité est opaque. Et vous critiquez son inefficacité en terme de création de logements sociaux ? InCité se revendique bailleur social, mais on a surtout besoin de créations de logements. Elle fait d’abord dans le privé. En 2008, son bilan montre qu’il n’y a eu aucune création de logements sociaux, alors que 1 920 demandes lui ont été adressées. Sur son site, la SEM dit avoir réhabilité 1 450 logements depuis 2002, dont 59 % dédiés au social… Dans le rapport de gestion 2008, il est écrit que sur 113 attributions, seuls 33 concernent des logements conventionnés. L’essentiel de son activité correspond donc à celle d’une agence immobilière ! Et InCité gonfle artificiellement son bilan : par exemple, pour le foyer de jeunes travailleurs le Levain, ils se sont imposés en tant que maître d’ouvrage pour pouvoir comptabiliser les logements créés dans leur bilan, mais ils n’ont pas mis la main à la poche [ils affirment pourtant avoir investi 240 000 euros]. Ou alors, la société justifie qu’elle fait du logement social en parlant des créations à Sainte-Eulalie. C’est du tri social. Au final, c’est surtout la politique municipale que vous dénoncez ? Je pense qu’InCité est un outil formidable, mais il est dévoyé. Je suis intimement convaincu qu’il y a une volonté de ne pas faire de logements sociaux à Bordeaux. Quand on a un quart de la population sous le seuil de pauvreté, il faut arrêter avec le festival Evento et le Grand Stade, et plutôt se concentrer sur les vrais problèmes. Ce n’est pas responsable car le logement, c’est la base de tout. Recueilli par Orianne Dupont

Pourquoi je démissionne d’InCité

29 sept

Quand j’ai accepté de représenter la CUB au Conseil d’Administration d’InCité, j’avais dans l’espoir de mieux comprendre le travail de cette société. Je n’imaginais pas qu’à chaque Conseil Municipal, mes critiques argumentées contre les dérives de cette SEM seraient balayées d’un revers de la main par le Maire ou sa majorité, au motif que j’en suis un des administrateurs. C’est déloyal car cette société est majoritairement gérée par des administrateurs idéologiquement proches du Maire. Je n’ai strictement aucune marge de manoeuvre dans les décisions prises par InCité. Un des adjoints au Maire, qui est également administrateur de cette société, faisait observer lors de ce conseil municipal que je n’étais pas en phase avec son C.A. En réalité, j’avais simplement l’outrecuidance de poser des questions. Le conseil d’administration se borne à mettre en oeuvre les directives politiques anti-sociales de la majorité municipale et le C.A. de la SEM ne se prononce que sur des questions techniques sans enjeux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai jamais été amené à voter contre une décision. La vérité est qu’InCité ne produit pas de logements sociaux, la vérité est que dans l’hypothèse où elle voudrait le faire, elle n’en a pas les moyens. ++1) Absence de logements locatifs sociaux publics créés par InCité++%%% Avant de revenir sur des exemples concrets, il suffit de regarder le [compte-rendu d'activité d'InCité|/v2/public/2009/septembre/deliberation499.pdf] et de lire la __ligne « Logements locatifs sociaux publics créés » », le chiffre donné est « 0 ».__ Pour mémoire, il manque 6000 logements sociaux à Bordeaux (chiffre confessé par Alain Juppé lors de ce conseil municipal du 28 septembre) pour parvenir au 20% imposés par la loi. Le Maire nous dit : « trouvez-moi 30 hectares et je fais du logement social », ou, encore plus caricatural : « on rase un quartier et on pourra faire du logement social ». C’est ridicule car des années de recul maintenant permettent de rejeter l’idée d’une concentration de logements sociaux en un même lieu. Nous ne voulons pas de ghettos qui enfermeraient les mêmes difficultés sociales. La mixité est possible en profitant des opérations de réhabilitation dans le centre historique et ailleurs à Bordeaux. Le Maire, d’autorité, argumente que le diffus ne permettra pas d’attendre l’objectif des 20 % et en profite pour rejeter toute initiative de mixité. L’exemple qui suit en est une parfaite illustration. Pour information, __il y a 1920 demandeurs de logements sociaux inscrits auprès d’InCité, en 2008 InCité a attribué 113 logements et seulement 33 d’entre eux relevaient des logements conventionnés__ (voir [« extrait du Conseil d'Administration d'InCité » du 31 mars 2009|/v2/public/2009/septembre/extraitCAincite31mars2009.pdf]). ++2) Vente d’un bien appartenant à InCité : vacance du logement depuis plusieurs mois, refus d’en faire un logement social, prix de vente exorbitant++%%% Même quand elle en a l’opportunité, Incité ne fait pas de logement social public. Prenons un seul exemple vérifiable par tous. InCité a remis à neuf un appartement du 29 rue des Faures. [((/v2/public/2009/septembre/.InCite-199000euros_m.jpg|Copie écran InCité|C|Copie écran InCité, sept. 2009))|/v2/public/2009/septembre/InCite-199000euros.jpg] Elle pourrait très bien le louer à un des très nombreux demandeurs de logements sociaux inscrits auprès d’elle. Elle s’y refuse et le propose à la vente aux primo accédants. Le prix est à faire pâlir les potentiels acquéreurs et sourire les agences immobilières. 60m² pour 199 000 euros, soit 3316 euros/m² (voir copie écran du site d’InCité). Pour le quartier St Michel, les notaires enregistrent des prix de cession allant de 2150 à 2650 euros le m² ([www.immoprix.com|http://www.immoprix.com]). __Cela signifie que la proposition d’InCité est au mieux, pour l’opération visée, 40 000 euros plus chère que le prix du marché__. D’ailleurs le marché n’en veut pas puisque l’appartement est à vendre maintenant depuis plusieurs mois. __InCité participe à la vacance du logement à Bordeaux, un comble pour un organisme destiné à lutter contre ce phénomène !__ Quel primo accédant a les moyens d’acheter ce bien à ce prix ? Il y a quelques mois, je dénonçais __une politique de « tri social » menée par InCité__. Cet exemple en est une parfaite illustration. Un couple primo accédant qui aurait 15 % d’apport et qui s’endetterait sur 20 ans devra débourser 1080 euros par mois (sur la base d’un taux à 4,05 % et 0,36 % d’assurance). Dans la mesure où les banques ne prêtent que si l’endettement global du ménage est inférieur à 33 %, il faudra que le couple en question n’ait aucun crédit (consommation, voiture, …) et qu’il gagne, net, au minimum 3240 euros. Autant dire que des couples qui correspondraient à ce profil ne sont pas vraiment les plus en difficulté. D’ailleurs, s’il en existait, on comprend mal pourquoi ils achèteraient un bien 40000 euros plus cher que le prix le plus cher constaté dans le quartier. ++3) L’exemple de l’extension du foyer FJT « Le levain » : le maquillage des chiffres++%%% Dans[ ma première intervention au conseil municipal|/v2/index.php?post/2009/09/29/Quand-InCit%C3%A9-s-impose-artificiellement-dans-une-op%C3%A9ration-immobili%C3%A8re], je reprochais à la Mairie d’imposer InCité comme maître d’ouvrage sur une opération d’extension d’un foyer de jeunes travailleurs. Je faisais la démonstration qu’il s’agissait d’un montage fallacieux. En réalité, l’opération en question est essentiellement politique : en imposant InCité, la mairie lui offre la possibilité de revendiquer dans son bilan un nombre de places de logements sociaux. C’est parfaitement trompeur puisqu’InCité n’aura pas débloqué un centime. L’essentiel de l’investissement étant supporté par l’Etat (si jamais il intervient), la CUB et la Mairie au titre de la surcharge foncière ainsi que par le Conseil général et le Conseil régional dans le cadre de leur dispositif d’aide à l’investissement des PLAI. Pour 31 places revendiquées par la InCité et donc par la Mairie, la ville n’aura investi que 18 % dans l’opération. InCité apparaît là comme un écran politique et médiatique entre les réels financeurs (qui, rappelons-le, interviennent au-delà de leur compétence propre) et l’opinion. __Cela signifie que la Mairie de Bordeaux, grâce à InCité, dissimule tout bonnement son refus entêté de résoudre le problème de logements sociaux à Bordeaux__. Comme je le disais en introduction, j’ai accepté d’être administrateur pour comprendre et appuyer mes critiques sur des données chiffrées, en aucun cas pour me faire museler. C’est la raison pour laquelle je remets aujourd’hui ma démission d’administrateur de cette société au Président de la CUB.

Quand InCité s’impose artificiellement dans une opération immobilière

29 sept

Voici mon intervention au Conseil municipal du 28 septembre 2009 dans laquelle je demande que la maîtrise d’ouvrage concernant l’extension d’un FJT soit directement confiée à l’association porteuse du projet. Il s’agit d’une intervention technique mais qui illustre précisément [certains des reproches que j'adresse à InCité et qui ont justifié ma démission|/v2/index.php?post/2009/09/29/Pourquoi-je-d%C3%A9missionne-d-InCit%C3%A9] de cette Société d’Economie Mixte. Monsieur le Maire, mes chers collègues Ces délibérations [468, 469 mais également la 470 et 471|/v2/public/2009/septembre/deliberation467a470.pdf] sont, à notre sens, particulièrement importantes. Mon intervention portera sur les deux premières, elles concernent l’acquisition par la ville de l’immeuble situé au 64 rue Paul Louis Lande pour le transformer en logements pour jeunes travailleurs. Vous le savez, le diagnostic réalisé par l’agence A Urba fin 2006, préconise une réhabilitation et une extension de l’offre de Foyers de jeunes travailleurs sur la CUB. Vous le savez et tous les indicateurs sociaux le démontrent : aujourd’hui, les jeunes sont en voie d’exclusion sociale. Ils sont frappés par la précarité en matière l’emploi, de santé et également de logement. C’est la raison pour laquelle toutes les initiatives qui vont dans le sens de la création de logements sociaux d’une manière générale et de places de FJT en particulier, sont à encourager et à accompagner. Toutefois, je souhaiterai vous convaincre de l’importance de modifier la délibération 469. L’immeuble est acquis par la ville pour être revendu à la société Incité qui, elle-même, en attribuera la gestion au Foyer Jeunes Travailleurs le Levain. Cette opération d’acquisition nous semble inadaptée. Nous vous proposons de l’améliorer simplement en imaginant une cession directe à l’Association Le Levain et nous retiendrons 8 arguments qui plaident en ce sens : ++1) La cession directe est possible++%%% Rien ne s’oppose à ce que la cession soit directement consentie à l’Association Le Levain. D’ailleurs, dans les deux délibérations qui suivent concernant Emmaüs, nous sommes dans cette configuration où la ville acquiert deux immeubles pour les céder directement à l’association. ++2) La cession directe supprime un intermédiaire inutile++%%% InCité n’est indispensable ni dans l’opération travaux ni dans le montage financier. L’association Le Levain est en mesure de se charger de la maîtrise d’ouvrage et elle a d’ores et déjà monté les dossiers de demande de subventions pour l’acquisition immobilière. ++3) La cession directe rend plus lisible l’action des différents partenaires++%%% Ce n’est pas mentionné dans la délibération mais nous pouvons préciser que le coût de l’opération du 64 rue Paul Louis Lande est de 2 950 104 euros. Plusieurs partenaires vont être parties prenantes : la ville, l’État, la CUB au titre de la surcharge foncière ainsi que le Conseil Général et le Conseil Régional sur les dispositifs PLAI et logement des jeunes. Pour une réelle lisibilité de l’opération, il nous semble plus efficace de ne pas rajouter un intermédiaire écran qui n’est pas véritablement partie prenante au financement. ++4) La cession directe assure d’une immuabilité de la destination des lieux++%%% Les lieux doivent servir à accueillir des jeunes travailleurs. C’est ce projet qui sera financé par les différents partenaires. Rien ne garantit à l’expiration des délais prévus dans la convention que le tiers écran ne cherche pas à faire autre chose de ces lieux qui pourtant auront été financés sur la base d’un projet d’accueil de jeunes travailleurs. Avec une cession directe, on s’assure que ces logements demeureront au bénéfice des JT. ++5) La cession directe permet de mieux se protéger contre l’augmentation automatique des loyers au détriment des jeunes++%%% Rajouter un intermédiaire propriétaire, c’est exposer l’association Le Levain aux augmentations automatiques de redevances qui seront impactées sur le prix payé par les jeunes. Aujourd’hui, le Levain est le FJT qui propose les loyers les moins onéreux, justement parce qu’ils sont propriétaires des lieux. J’ouvre une parenthèse, cette acquisition avait été permise à l’époque par la Mairie, par Jacques Chaban-Delmas qui voyait déjà à l’époque dans ce montage un moyen de mettre les loyers à l’abri de la spéculation. ++6) La cession directe relève d’une mise en cohérence des projets d’extension++ L’Association, je le disais, est déjà propriétaire d’un immeuble, celui du n° 33. Une première extension est en cours, il s’agit du 28. Si vous décidiez de modifier le montage, l’opération du 64 rue Paul Louis Lande rendra l’ensemble cohérent et la gestion plus aisée de tous les lieux par l’Association. ++7) La cession directe récompense une opération montée par l’association++%%% La recherche de lieux, la recherche de financement, les pré projets d’architectes, … tout a été réalisé par l’Association et son conseil d’administration. Et c’est bien sur ces travaux que les parties prenantes s’engagent dans l’opération. Il y a donc aucune raison de leur confisquer le projet. ++8) La cession directe marque la confiance de notre collectivité vis à vis du Levain, un établissement exemplaire++%%% Pour terminer, en supprimant ce tiers de tutelle Monsieur Le maire, vous témoignez votre confiance à cette association exemplaire à Bordeaux. Elle offre certes un toit à ces jeunes qui démarrent leur vie active mais elle fait bien plus que cela. Elle offre une réelle vie de famille dans laquelle ils redécouvrent une sociabilité oubliée pour certains. C’est une association qui mérite qu’on lui fasse confiance, Martin Hirsch ne s’y est pas trompé en retenant dans le cadre de son appel à projet le dispositif d’accueil des mineurs proposé par l’association. Pour toutes ces raisons Monsieur le Maire, je propose un amendement afin que la délibération 20090468 ne soit plus une cession vis à vis d’InCité mais une cession en faveur de l’Association Le Levain sur l’exemple de la délibération 470. Cet amendement n’est pas au regard de notre vote une condition résolutoire, néanmoins, il nous semble qu’il transformerait positivement la présente délibération.